stop aux abus du baptême vétérinaire

C'est quoi le baptême ?

 


               

Dans les institutions d'enseignement supérieur de Belgique c'est la cérémonie initiatique qui permet au bleu (nouvel étudiant) de passer de ce statut à celui de baptisé ; L'intérêt principal mis en avant par les partisans du baptême est l'intégration rapide des nouveaux arrivants à la faculté.

Le baptême est à distinguer du simple bizutage, de par sa forte connotation folklorique, Il n'est pas impossible que le baptême tourne à bizutage ; l'un n'excluant pas l'autre .Ce qui est le cas en fac vété.



En quoi il consiste :


Le baptême est un jeu de rôle. Il y a "les parrains et "les bleus". Il est organisé et est sous la responsabilité des différents comités de baptême. Chaque faculté à le sien.



Les parrains sont les anciens qui, lors d'une première "cérémonie", achètent un "bleu", un nouvel étudiant.  Ils seront touts puissant et les bleus ne seront  "rien" et leur devront obéissance. Il y aura beaucoup de bières et d'alcool à ingérer, des défis à réaliser (souvent bien crasseux) et pas mal de soirées à sacrifier. Le tout peut durer plusieurs semaines. Selon les parrains et la faculté où est organisé le baptême, celui-ci sera plus ou moins dur. C'est donc un jeu, et il n'y a rien de grave à jouer... mais l'alcool aidant , certains s'y piquent et tombe dans l'abus, abus physique et psychologique... De plus , les baptêmes sont , d'année en année toujours plus poussés... dans certains cas des bleus en sortent traumatisés...



Il est de notoriété publique de trouver ça normal, de ne pas remettre en question le folklore. On entend souvent: "Allez, c'est pour rire, ne prend pas la mouche pour si peu "... ... ... mais ce n'est pas toujours peu, et ça ne fait plus rire du tout! Non, la violence n'est pas normale, elle n'est pas acceptable. N'oubliez pas que lois belges restent au dessus des lois du folklore et sont d'application lors des baptêmes ainsi que les différentes chartes signées entre les université et les comités de baptême. Outrepasser les lois entraîne des sanctions ...



Ce jeu n'est pas obligatoire, il est souvent considéré comme le meilleur moyen de se faire des amis à l'unif'... De nos jour les contacts et la solidarité estudiantine passe surtout par les réseaux sociaux et internet plutôt que par le biais du baptême. Ceci leur fait éviter les jeux basés sur l'humiliation tout en ayant très rapidement des ouvertures dans les domaines qui les intéressent.  Du coup de plus en plus d'étudiants choisissent de ne pas faire le baptême.


L'intégration des nouveaux est le moteur du baptême ; il fut un temps ou l'intégration ne passait que par là, mais de nos jours, elle passe principalement par les réseaux sociaux. Il est fréquent que les étudiants créent une page facebook pour chaque année d'étude où ils retrouveront, non seulement des infos sur les cours mais aussi des propositions de sorties et autres activités. C'est une raison pour laquelle le baptême est de moins en moins suivi. 



"Pour du rire" c'est : Les parrains , les bleus, les bières , les gueules en terre , les chants , la crasse , la boue , les défis à accomplir … Et après les épreuves le bénéfice sera les relations solides liants les uns avec les autres tous les participants avec tous les souvenirs, plus ou moins embués qui y sont associés.



Mais l'alcool aidant, tout peut basculer, et ça peut devenir « pour du pleurer » …

Comme à la rentrée 2013 pour une étudiante vétérinaire tombée dans le coma … Alors il faut tout faire pour que ça reste la fête pour tous ; pour les bleus comme pour les parrains... Gardons en tête que les parrains de l'étudiante tombée dans le coma risquent jusqu'à 10 ans de prison ...



On ne peut que le constater, les baptêmes poussent de plus en plus loin leurs épreuves années après années. Chacun développant des trésors d'imagination pour les corser et les pimenter… Mais ce n'est pas par ce qu'il s’agit de folklore que tout est permis ! Loin de là !!! Des lois existent, la charte des droits de l'homme, les lois Belges, et la charte baptême signée par les universités et les comités de baptême. Soulignons l’existence des lois belges sur l'alcoolisme sur la voie publique, les mauvais traitements, les discriminations, les coups et blessures, l'atteinte à la pudeur … nul n'est sensé ignoré la loi. Infos lois voir: Attention dangers



Ces lois restent d'application lors des baptêmes. Par exemple ; Il est de coutume de faire signer aux bleus une déclaration qui garanti que celui-ci ne portera pas plainte contre les comités de baptême… Désolé, ce papier n'est pas légal car « il soustrait la victime à la protection de la loi ».



Les lois ne sont pas là par hasard, elles servent de garde fou et l'alcool qui coule à flots lors des manifestations étudiantes rend bien , bien, fou ! L’excès nuit en tout, l’excès de folie et l'excès de sérieux... ... ...

 

C'est pourquoi nous ne sommes pas anti-baptême.



Le problème grave de la rentrée 2013, avec une étudiante vétérinaire dans le coma, à fait également réfléchir les autres comités de baptêmes aucuns d'eux ne voulant se retrouver avec la responsabilité d'un participant entre la vie et la mort sur les bras. Cette prise de conscience à rendu les baptêmes plus surveillés, plus humains et donc plus proches de la fête que du challenge. Merci.



Vous avez la possibilité de faire votre baptême sans alcool, personne ne peut vous obliger à boire . L'étudiante tombée dans le coma avait fait ce choix ... mais elle a été obligée de boire une trop grande quantité d'eau ce qui a entrainé chez elle une hyponatrémie . " L'hyponatrémie est un trouble hydroélectrolytique défini par une concentration en sodium dans le plasma sanguin (natrémie) inférieure à 136 mmol/l. Il en découle une hyperhydratation intracellulaire par effet osmotique (l'eau libre passe du secteur extracellulaire au secteur intracellulaire afin d'égaliser les pressions osmotiques de part et d'autre de la membrane cellulaire".



" Les signes cliniques ne sont pas spécifiques (nausées, vomissements, dégoût de l'eau, asthénie, céphalées, confusion). Ils sont d'autant plus présents si l'hyponatrémie est profonde ou si elle survient de manière aiguë. La gravité des hyponatrémies est liée à la survenue d'une hypertension intra-crânienne (toujours dans les hyponatrémies sévères d'installation rapide) responsable d'engagement avec troubles de la conscience et crises convulsives pouvant mener au décès."

 



Cette réaction se passe avec de l'eau , pas avec de l'alcool ...l'alcool sera vomi. Il est connu que lors des baptêmes on apprend à vomir ... "On" compte beaucoup sur cette réaction pour se soulager, puis recommencer à boire, ou faire boire... Les parrains de l'étudiante tablaient-ils là dessus ? Sans doute car si on ne vomi pas,  une  telle quantité d'alcool tue.



Mais qui, ce soir là, avait en tête les réactions dues à l'eau apprises aux cours des premières années d'études vétérinaires ? ... ... ... (Les parrains sont des étudiants de dernière année)

 

    Remarquez qu'il n'y a pas que les parrains qui doivent faire attention; les bleus aussi. Ils ne doivent pas tout accepter, même si le folklore s'y est habitué... l'habitude n'est pas la loi !  Ils ont le droit de se faire respecter et faire respecter les lois et de donner les limites qu'ils ne veulent pas dépasser..."Il existe un abus à chaque fois que se produit un dépassement et un manque de limites, le dépassement étant le fait de l’abuseur et le manque, le problème de l’abusé. Le respect de ces limites est la base de la vie en communauté"... Si vous voulez que ça reste sympa, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

 



Lors du baptême qui a envoyé une étudiante dans le coma, à part les éventuels bleus réalisant leur baptême à l’eau, et je ne pense pas qu'il y en ai eu d'autres ce soir là (On les auraient retrouvés également à l'hôpital), TOUS étaient sous l'emprise de l'alcool et donc plus personne ne pouvait se rendre de compte de ce qui se passait. Ceci ne leur retire pas leur responsabilité. L'alcool n'est pas une excuse, c'est un cas aggravant. 



 Plaidoirie entendue lors d’un procès où ont été condamnés des étudiants pour la mort de l’un d’entre eux décédé d’un coma éthylique : « Ce n'est pas eux qui sont responsables, c'est la culture de l'alcool. Ces jeunes sont dans un état de compétition, de performance. C'est ce qui s'est passé ce soir-là. On boit pour prouver qu'on est performant, comme on l'est dans les études ou au tennis. Doit-on les condamner parce que l'on vit dans une société où la culture de l'alcool n'a pas été maîtrisée ?"



 Malgré cette brillante tirade, ils ont tout de même été jugé responsables et condamnés car, ce n'est pas l'alcool qui est responsable , mais ceux qui l'ingurgitent !



 Tout ça par ce qu’on boit trop, par ce que l’alcool coule à flot et qu’il ne coûte presque rien. Par ce qu’on peut avaler 60 bières sans se ruiner et en vomir 55. Ils étaient dans la compétition, dans la performance?

 Mais ils n'ont  prouvé qu’une chose ; Qu’ils savent vomir !



 La culture de l'alcool n'a pas été maîtrisée ? Alors, maîtrisons-la ! Qu’attendons-nous pour condamner les généreux sponsors qui permettent "des prix écrasés" sur les boissons alcoolisées afin de fidéliser leur future clientèle ???



Nous contacter : 

Stopabusbapteme@gmail.com

 

L'équipe du site remercie tout particulièrement les différents témoins qui nous ont aidés. C'est grâce à eux que cette démarche à été possible. Merci pour leur confiance.


Pour la suite, afin de  donner à notre action des fondements solides aux yeux de tous, nous avons besoin de témoignages signés... ... ...  Nous savons que si vous vous faites connaitre, vous serez harcelés donc nous cherchons des personnes qui accepteraient de témoigner publiquement sans craintes. Si vous avez été victime et que vous ne faites plus partie du circuit , votre témoignage nous intéresse.


Vous comprendrez que notre anonymat est la garantie nécessaire à nos témoins.Nous devons rester dans l'ombre !

 

Sauf pour les témoignages publics pour les quels nous promettons l'anonymat, nous comprenons , tout naturellement , que vous nous écriviez sous une fausse identité.